INTRODUCTION

Le management a pris une place considérable dans le travail et dans nos entreprises, qu’elles soient publiques ou privées. Le mot peut d’ailleurs recouvrir des réalités bien différentes. Ne parle-t-on pas de management des affaires, de management de l’entreprise, de management des hommes, de management d’équipes, de management de projet, de management de l’innovation, de management de crise, de management agile, etc. Et n’avons-nous pas tous un responsable hiérarchique ?

 

Né il y a plus de 150 ans, le management a accompagné la révolution industrielle puis s’est considérablement développé avec le secteur tertiaire. Il est devenu une fonction de l’entreprise, une pratique professionnelle, une compétence, voire un métier à part entière. En parallèle, il s’est épanoui dans le monde académique devenant une science[i] et un domaine de prédilection des meilleurs centres de recherche[ii] et figure aux programmes de cycles d’études supérieures. Depuis quelques décennies, il accélère aussi sa percée dans de nouvelles sphères telles que les associations[iii], les ONG, la santé, l’éducation, l’administration et même l’Etat. La notion d’Etat manager a même vu le jour…[iv]

La genèse du management

 

Avant d’acquérir ses lettres de noblesse, le management a émergé très progressivement, sous l’influence de trois courants :

  • La science économique – La notion apparait chez Jean-Baptiste Say[v] puis chez Adam Smith[vi], le père de l’économie moderne. On la retrouve ensuite chez une succession d’économistes marquant (Karl Marx[vii], Joseph Schumpeter[viii], John Kenneth Galbraith[ix], Milton Friedman[x]…) ainsi que chez plusieurs prix Nobel : Herbert Simon[xi], Ronald Coase[xii], Oliver Williamson[xiii], Jean Tirole[xiv]. Au début, le terme de management n’est pas employé, mais mentionné sous d’autres vocables (administration de l’entreprise, organisation du travail, gestion des affaires, direction…). Il ne constitue pas encore un sujet majeur et est le plus souvent rattaché à la thématique plus générale du travail.
  • La sociologie – Le management figure déjà chez Max Weber[xv], l’un des pères de la sociologie et s’affirme comme un sujet à part entière au sein de cette discipline[xvi] avec Elton Mayo[xvii]. Il sera plus tard abordé par des auteurs comme Michel Crozier[xviii] ou Philippe D’Iribarne[xix]
  • La théorie des organisations – A la croisée de l’économie et de la sociologie, la disciple s’intéressera au management grâce à des pionniers tels que Ronald Coase ou James March, suivis par de talentueux disciples[xx].

La consolidation du management

 

Le management est devenu avec le temps un domaine de recherche et d’étude à part entière. La discipline s’est affirmée après-guerre grâce à quelques pionniers[xxi] puis surtout sous l’impulsion d’auteurs tels qu’Alfred Chandler[xxii], Peter Drucker[xxiii] , Henry Mintzberg[xxiv], William Edwards Deming[xxv], Rosabeth Moss Kanter[xxvi]… Particulièrement dynamique, le management s’est développé en multiples ramifications avec des auteurs de grande qualité, souvent très spécialisés : la conduite du changement (John Kotter), les ressources humaines (Dave Ulrich), la transformation des organisations (Rita McGrath), l’entreprise apprenante (Peter Senge), le stress (Robert Karasek), la motivation (Daniel Pink), la performance des équipes (Patrick Lencioni[xxvii]), les talents de chacun (Marcus Buckingham[xxviii]), la sécurité psychologique au travail (Amy Edmondson[xxix]), le management interculturel (Erin Meyer), l’intelligence collective (Liz Wiseman), les générations dans le monde du travail (Jean M. Twenge)… pour n’en citer que quelques-uns[xxx]. Avec le temps, le management a réellement engendré un corpus d’un volume considérable et d’une qualité insoupçonnée, par le grand public.

En France, la littérature managériale a pris une tournure originale. Dans le monde académique, le management s’est surtout réfugié au sein de la théorie des organisations[xxxi] et développé à travers des courants sociologique[xxxii] ou historique[xxxiii] parfois très critiques. Au plan pratique, des livres davantage destinés aux managers qu’aux dirigeants, se multiplient. Et, plus inattendue, une voie nouvelle mêlant la psychologie, la neuroscience[xxxiv], le développement personnel, le bien-être et même la spiritualité ou la philosophie voit le jour[xxxv].

Les particularités du management

 

En management, la théorie et la pratique semblent indissociables depuis toujours. Puisque le management comme discipline se voie constamment enrichi par les contributions, non plus seulement de théoriciens, mais aussi de praticiens, sous formes de témoignages, de conférences[xxxvi] ou de livres parfois très réussis. Ils appartiennent à deux catégories :

  • Des dirigeants d’entreprises expliquant comment ils ont managé avec succès : Alfred Sloan (General Motors)[xxxvii], Lee Iacocca (Chrysler), Lou Gerstner (IBM)[xxxviii], Jack Welch (General Electric)[xxxix], François Dalle (L’Oréal)[xl], Lary Bossidy (AlliedSignal)[xli], Scott McNealy (Sun)[xlii], John Chambers (Cisco)[xliii], Eric Schmidt (Google)[xliv], Lee Kun Hee (Samsung), Satya Nadella (Microsoft)[xlv], Marissa Mayer (Yahoo !)[xlvi], Sheryl Sanberg (Facebook)[xlvii]
  • Des entrepreneurs à succès, souvent charismatiques : Henry Ford (Ford Company)[xlviii], Walt Disney (Disney World), King Camp Gillette (Gilette), Sam Walton (Walmart)[xlix], Akio Morita (Sony)[l], Warren Buffet (Berkshire Hathaway)[li], Andy Grove (Intel)[lii], Leon Gorman (L.L.Bean)[liii], Michael Dell (Dell)[liv], Richard Branson (Virgin)[lv], Steve Jobs (Apple), Bernard Arnault (LVMH), Phil Knight (Nike)[lvi], Nicolas Hayek (Swatch)[lvii], Jeff Bezos (Amazon)[lviii], Elon Musk (Tesla, Space X…), Yvon Chouinard (Patagonia)[lix], Ed Catmull (Pixar)[lx], Reed Hastings (Netflix)[lxi], Daniel Ek (Spotify), Tony Hsieh (Zappos)[lxii], Jack Ma (Alibaba)[lxiii], Ren Zhengfei (Huawei)[lxiv], Zhang Ruimin (Haier), Zhang Yiming (TikTok)…

En parallèle et depuis toujours, des auteurs plus indépendants, ou issus du monde des affaires, sont parvenus eux aussi à exercer une véritable influence dans le management : Henry Fayol[lxv], Taiichi Ōno[lxvi], Tom Peters[lxvii], Ken Blanchard[lxviii], Charles Handy[lxix], Pascale T. Richard[lxx], Gary Hamel[lxxi], James Harter[lxxii], Simon Sinek[lxxiii], Eric Ries[lxxiv], Frédéric Laloux[lxxv], Brian J. Robertson[lxxvi], Stanley McChrystal[lxxvii]

Enfin, le management est encore largement influencé par la culture anglo-saxonne bien qu’émergent de nouvelles théories et pratiques émanant d’entreprise Chinoises, Coréennes, Indiennes[lxxviii] ou Russes[lxxix] qui restent à approfondir[lxxx].

Pour finir, le management se révèle être ni uniquement un art ou une science, ni simplement une pratique, mais un mélange des deux. Comme en médecine, la pratique fait évoluer en permanence la science.

La définition du management

 

S’intéresser à l’avenir du management, sans avoir préalablement cerné ce qu’il est, reviendrait à brûler les étapes. C’est pourquoi il convient de poursuivre en rappelant que le management est la mise en œuvre des moyens humains et matériels d’une entreprise pour atteindre ses objectifs. Et de poursuivre en rappelant avec Peter Drucker, l’un des plus éminents théoriciens du management, qu’il repose sur quelques principes essentiels[lxxxi] :

Le management repose sur l’être humain. Le management est conditionné par la culture d’un pays, d’un secteur d’activité, d’une entreprise, dans laquelle il s’exerce. Toute entreprise a besoin que ses collaborateurs aient des valeurs partagées et des objectifs communs. Le management doit permettre à l’entreprise et à celles et ceux qui la composent d’évoluer professionnellement en fonction des besoins et des opportunités qui se créent. Toute entreprise est composée d’individus, détenteurs de connaissances et de compétences distinctes, effectuant un travail différent. La seule performance économique de l’entreprise ne saurait être un indicateur adéquat de la qualité de son management. Les résultats de l’entreprise se voient à l’extérieur et se traduisent en définitive par la satisfaction des clients.

Le management se concentre sur trois missions. Tout d’abord, définir la finalité, la mission et la stratégie de l’entreprise. Ensuite, rendre le travail productif et les collaborateurs efficaces. Enfin, remplir les obligations de l’entreprise, faire face à ses responsabilités et gérer l’impact de l’organisation sur son écosystème.

Le devenir du management

 

Aujourd’hui, les entreprises publiques ou privées évoluent dans un contexte tellement changeant que l’on parle d’un monde V.U.C.A.. Issu du vocabulaire militaire, l’acronyme permet de décrire le nouveau contexte dans lequel opèrent les entreprises. Volatile (V) : les choses changent plus vite que dans le passé. Incertain (U pour uncertain) : le monde devient bien plus difficile à prédire. Complexe (C) : le monde est interconnecté et interdépendant. Ambigu (A) : l’information elle-même peut être ambigüe et souffrir de biais. En somme, l’instabilité deviendrait la norme. Dans ce contexte de plus en plus inconfortable, l’entreprise doit évoluer au risque de perdre en compétitivité, voire de disparaître. Le management est alors une composante majeure de cette nécessaire et permanente adaptation.

Afin de faciliter la découverte, le livre est organisé en cinq parties. Nous suggérons naturellement une lecture linéaire de l’ouvrage. Une prise en main plus discontinue, par thématiques par exemple, est néanmoins possible. Dans cette hypothèse, nous avons veillé à effectuer à l’intérieur du texte des renvois d’une tendance à l’autre, pour souligner le caractère transverse de certains thèmes abordés.

Cet ouvrage n’ambitionne pas de prédire l’avenir du management mais plutôt de fournir des clés pour comprendre ses évolutions de demain, en se penchant sur 25 grandes tendances. Certaines d’entre elles sont déjà bien enclenchées tandis que d’autres sont seulement en train d’émerger. Pour chacune d’elle, nous nous sommes appuyés sur des recherches récentes, en veillant à privilégier les exemples les plus parlant. Il en ressort des opportunités, des enjeux nouveaux, des menaces, des paradoxes, des interrogations et des questions qui attendent parfois encore des réponses. Une seule chose est certaine : le management de demain invitera les femmes et les hommes à relever des défis aussi inédits que passionnants.

Précisions

 

Dans cet ouvrage, nous nous sommes attachés à :

  • Garder à l’esprit les spécificités (culturelles, règlementaires, juridiques…) de la France sans nous interdire de largement regarder ailleurs.
  • Poser un regard prudent sur certaines pratiques managériales qui ont vu le jour au sein d’entreprises érigées en références, mais qui ont fait l’objet de critiques très vives, souvent sous formes de livres : Walmart, Amazon[lxxxii], Facebook[lxxxiii] ou Uber[lxxxiv] ont ainsi été fustigées.
  • Résister à la facilité qui reviendrait à accorder une importance trop grande à de talentueux auteurs ou speakers, devenus de véritables stars du management, mais qui bénéficient pour beaucoup d’effets de mode[lxxxv].
  • Prendre en compte avec précaution des ouvrages que nous ne pouvions pas ignorer, mais desquels on peut douter de l’impartialité. L’excellent ouvrage Smart Business[lxxxvi] écrit par le co-fondateur et ancien numéro trois et directeur de la stratégie d’Alibaba en est l’illustration parfaite. Tout comme How Google Works, co-signé par son ancien PDG Eric Schmidt[lxxxvii].
  • Réduire au minimum l’emploie des anglicismes, si fréquents dans le management, en les utilisant uniquement lorsqu’aucune traduction en français n’était pleinement satisfaisante.

 


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Notes

[i] Le statut du management et sa raison d’être en tant que science sont abordés dans l’émission Continents Sciences de Stéphane Deligeorges avec Vincent de Gaulejac, 8 avril 2013, Le management dans les sciences, France Culture.

[ii] L’INSEAD et les universités du MIT, de Stanford ou de Harvard sont particulièrement dynamiques dans le domaine.

[iii] Le Drucker Institute par exemple a étudié ce que le management des associations et celui des entreprises peuvent mutuellement s’apporter. Voir notamment Drucker P., 1990, Managing the Non-profit Organization, Butterworth-Heinemann.

[iv] En France, l’adoption par l’Etat de méthodes managériales suscite plutôt la crainte. Voir par exemple : Bonelli L., Pelletier W., Décembre 2009, « De l’Etat-providence à l’Etat manager », Le Monde Diplomatique. Ailleurs, elle fascine les observateurs lorsqu’ils se penchent notamment sur les raisons du succès de certaines économies asiatiques comme Singapour. Voir entre-autre : Hussain Z., 24 mars 2015, « How Lee Kuan Yew Engineered Singapore’s Economic Miracles », BBC News.

[v] Cet aspect de la pensée de Jean-Baptiste Say est relevé par Peter Drucker dans Drucker P., 2004, The Daily Drucker, Harper Business.

[vi] Smith A, 1999, La richesse des nations, Flammarion.

[vii] Marx K., 2008, Le Capital, Folio.

[viii] Schumpeter J., 1990, Capitalisme, socialisme et démocratie, Payot.

[ix] Galbraith J. K., 1967, Le Nouvel État industriel, Gallimard.

[x] Friedman M., 2016, Capitalisme et liberté, Flammarion.

[xi] Voir par exemple Simon H., 1947, Administrative Behavior, Macmillan.

[xii] Voir par exemple Coase R., 1937, The nature of the firm, Economica.

[xiii] Herbert Simon, Ronald Coase, Oliver Williamson ont respectivement étaient prix Nobel d’économie en 1978, 1991 et 2009.

[xiv] Tirole J., 2015, Théorie de l’organisation industrielle, Economica ou encore

Tirole J., 2016, Économie du bien commun, Presses universitaires de France.

[xv] Weber M., 2012, Sur le travail industriel, Editions de l’Université de Bruxelles.

[xvi] Aron R., 1976, Les étapes de la pensée sociologique, Gallimard.

[xvii] Voir par exemple Mayo E., 1945, The Social Problems of an Industrial Civilisation, Harvard Business Review.

[xviii] Crozier M.,1971, Le phénomène bureautique, Seuil.

[xix] D’Iribarne P., 1993, La logique de l’honneur – Gestion des entreprises et traditions nationales, Seuil.

[xx] On peut citer notamment le disciple de Ronald Coase : Oliver Williamson (Prix Nobel d’économie en 1991), Oliver Hart ou encore Bengt Holmström.

[xxi] Parmi les pionniers du management on peut mentionner Henri Fayol, Oswald Knauth, Joel Dean, R. E. Gilmor, James D. Mouney, Alan C. Reiley, Ordway Trad, James Worthy, Ernest Dale, E. W. Bakke, Douglas McGregor, Elton Mayo, Charles Walker, Chester Barnard, Howard Bowen, Mary Parker Follett.

[xxii] Voir par exemple Chandler A., 1988, La main visible des managers, Economica.

[xxiii] Voir pour commencer Drucker, P., 2016, The Practice of Management, Harper Business.

[xxiv] Voir plus particulièrement Mintzberg H., Le manager au quotidien, Éditions d’Organisation, 1973.

[xxv] Voir entre autres W. Edwards Deming E., 1982, Quality, Productivity, and Competitive Position, MIT Press.

[xxvi] Voir notamment Moss Kanter R., 2008, Men and Women of the Corporation, PublicAffairs,

[xxvii] Lencioni J-B., 2012, The Five Dysfunctions of a Team, Jossey-Bass.

[xxviii] Buckingham M. et Clifton D., 2001, Now, Discover Your Strengths, Free Press.

[xxix] Edmondson A., 2018, The Fearless Organization, Wiley.

[xxx] Thinkers 50 classe chaque année les « management thinkers » les plus influents.

[xxxi] Voir par exemple Plane J-M., 2019, Management des organisations – Théories, concepts, performances, Cinquième édition, Dunod.

[xxxii] Voir par exemple Dupuy F., 2012, Lost in management, Seuil ou encore Deslandes G., 2016, Critique de la condition managériale, PUF.

[xxxiii] L’historien Johann Chapoutot, entre autres, a exploré les techniques de management du régime nazi : le management, du nazisme à la mondialisation, ou l’art de produire le consentement et l’illusion d’autonomie chez des sujets aliénés. S’il ne dresse pas un réquisitoire contre le management et s’il ne dit pas non plus qu’il s’agit d’une invention du IIIème Reich, il souligne une continuité entre les techniques d’organisation du régime nazi et celles que l’on retrouve aujourd’hui au sein de l’entreprise. Chapoutot, J., 2020, Libres d’obéir : le management, du nazisme à la RFA, Gallimard.

[xxxiv] Voir notamment Dailly E.J., Anselem B., 2019, Les talents cachés de votre cerveau au travail : Les neurosciences pour cultiver votre intelligence émotionnelle, prendre les bonnes décisions et gérer votre énergie, Eyrolles.

[xxxv] Le site Philonomist.fr, créé par Philosophie Magazine couvre largement la thématique du management sous un angle philosophie et propose des articles très pertinents.

[xxxvi] Si la page de présentation des thèmes des conférences du site de TedX ne mentionne pas le thème « management » en tant que tel, de très nombreux « talks » ont eu un grand retentissement en abordant des sujets connexes au management tels que la confiance, la motivation, le leadership, l’esprit d’équipe, la sécurité psychologique au travail, l’influence sur les autres…

[xxxvii] Sloan A., 1963, My Years with General Motors, Currency. A noter qu’Alfred Sloan a longtemps été conseillé par Peter Drucker qui dans son autobiographie The Memory of a Bystander en parle comme d’un homme « doté d’un cerveau de prix Nobel »

[xxxviii] Gerstner L., 2003, Who Says Elephants Can’t Dance, Haper Business.

[xxxix] Welch J., Welch S., 2009, Winning: The Ultimate Business How-To Book, Harper Business.

[xl] Dalle F., 2001, L’Aventure l’Oréal, Odile Jacob.

[xli] Bossidy L., Charam R., 2011, Execution: The Discipline of Getting Things Done, Random House.

[xlii] Southwick K., 1999, High Noon: The Inside Story of Scott McNealy and the Rise of Sun Microsystems, Wiley.

[xliii] Chambers J., 2018, Connecting The Dots, Hachette Books

[xliv] Schmidt E., Rosenberg J., 2017, How Google Works, Grand Central Publishing.

[xlv] Nadella S., Shaw G., Tracy Nichols J., 2019, Hit Refresh: The Quest to Rediscover Microsoft’s Soul and Imagine a Better Future for Everyone, Harper Business.

[xlvi] Carlson N., 2015, Marissa Mayer and the Fight to Save Yahoo!, Twelve.

[xlvii] Sandberg S., 2013, Lean In: Women, Work, and the Will to Lead, Knopf.

[xlviii] Ford H., 2000, My Life and Work, Ayer Company Publishers.

[xlix] Walton S., 1993, Sam Walton: Made In America, Batam.

[l] Morita A., 1986, Made in Japan, Dutton.

[li] Buffet W., Cunningham L., 2019, The Essays of Warren Buffett: Lessons for Corporate America, cinquième édition, Carolina Academic Press.

[lii] Grove A. 1995, High Output Management, Vintage.

[liii] Gorman L., 2006, L.L. Bean: The Making of an American Icon, Harvard Buisness Review Press.

[liv] Dell M., 1999, Direct From Dell, Harper Business. Dans ce livre, le créateur de la société Dell insiste beaucoup sur la dimension managériale pour expliquer le succès de sa firme.

[lv] Branson R., 2006, Screw It, Let’s Do It: Lessons in Life, Virgin Press.

[lvi] Knight P., 2018, Shoe Dog: A Memoir by the Creator of Nike, Scribner.

[lvii] Hayek N., Bartu F., 2006., Au-delà de la saga Swatch, Albin Michel.

[lviii] Stone B., 2013, The Everything Store: Jeff Bezos and the Age of Amazon, Little brown and Company.

[lix] Chouinard Y., 2016, Let My People Go Surfing: The Education of a Reluctant Businessman, Penguin Books.

[lx] Catmull E., Wallace A., 2014, Creativity, Inc., Random House.

[lxi] Hastings R., Meyer E., 2020, No Rules Rules, Penguin Press.

[lxii] Hsieh T., 2013, Delivering Happiness, Grand Central Publishing.

[lxiii] Lee S., Song B., 2016, Never Give Up: Jack Ma In His Own Words (In Their Own Words), Agate B

[lxiv] Hongwen L., 2016, Ren Zhengfei and Huawei: A Business and Life Biography, Lid Publishing.

[lxv] Fayol H., 1999, Administration industrielle et générale, Dunod.

[lxvi] Ohno T., 2013, Taiichi Ohnos Workplace Management, McGraw-Hill Professional.

[lxvii] Peters T., 2006, In Search of Excellence: Lessons from America’s Best-Run Companies, Harper Business.

[lxviii] Blanchard K, Johnson S., 2015, The New One Minute Manager, William Morrow.

[lxix] Handy C., 1998, The Age of Unreason, Harvard Business School Press.

[lxx] En 1981, Pascale T. Richard a notamment introduit avec Antony Athos, la méthode des 7S, dans le livre The Art of Japanese Management, paru chez Simon & Shuster. Cette méthode, devenue un classique dans le conseil en stratégie et en organisation, permet d’analyser une entreprise en approfondissant les sept dimensions auxquelles le management doit prêter attention : Strategy, Stucture, Skills (compétences), Staff (le personnel), Shared Values (valeurs partagées), System et Style.

[lxxi] Hamel G. et Zanini M., 2020, Humanocracy, Harvard Business Review Press. Nous mentionnons cet ouvrage de Gary Hamel parce que son contenu fait écho à ce livre. Cependant, le plus influent de ses livres reste : Leading the revolution.

[lxxii] Harter J., 2016, First, break all the rules, Gallup Press.

[lxxiii] Sinek S., 2011, Start with why, Portfolio.

[lxxiv] Eric Ries a contribué à populariser les méthodes du lean management transposées et adaptées par les entreprises numériques. Voir Ries E., 2011, Lean Start-up, Currency.

[lxxv] Laloux F., Wilder K., 2014, Reinventing organizations, Nelson Parker.

[lxxvi] Robertson B., 2015, Holacracy, Henry Holt.

[lxxvii] McChrystal S., 2020, Une stratégie d’équipes – S’adapter et s’organiser en plein chaos, Alma – Nuvis.

[lxxviii] Le livre Arise, Awake de Rashmi Bansal montre par exemple comment une nouvelle génération d’entrepreneurs indiens, peu diplômés, lancent des entreprises en poursuivant leurs rêves. Bansal R., 2015, Arise, Awake, Westand.

[lxxix] Des entreprises comme Ping An, Alibaba, Xiaomi, Haier, Huawei, Xiaomi, Baibu par exemple pour la Chine. Bharti Airtel, Tata pour L’inde. Samsung pour la Corée. Toutes ont adoptées des pratiques managériales qui leurs sont propres.

[lxxx] Une voie cependant que des auteurs comme Chen Jin, Haiyan Wang, Ming Zeng, Ram Nidumolu, Anil Gupta, Rasmi Bansal ouvrent avec énergie et talent.

[lxxxi] Drucker P.,2001, The Essential Drucker, Harpers.

[lxxxii] Dans Head S., 2014, Mindless: Why Smarter Machines are Making Dumber Humans, Basic Books, l’auteur montre comment Amazon exploite ses collaborateurs et refait avec davantage de moyens technologiques ce qui valut de nombreuse critiques à Walmart autrefois.

[lxxxiii] McNamme R., 2020, Zucked: Waking Up to the Facebook Catastrophe, Penguin Books, ou encore Frenkel S., Kang, C., 2021, An Ugly Truth: Inside Facebook’s Battle for Domination, Harper.

[lxxxiv] L’ouvrage collectif Les nouveaux travailleurs des applis (PUF, 2019), sous la direction de Dominique Méda et Sarah Abdelnour, décortique particulièrement bien le capitalisme de plateformes pour en montrer la face sombre.

[lxxxv] Jurgen Appelo ou Brian Solis par exemple, se situent dans cette catégorie.

[lxxxvi] Zeng M., 2020, Smart Business: What Alibaba’s Success Reveals about the Future of Strategy, Harvard Business Review.

[lxxxvii] op.cit. 44.