Qu’avez-vous fait d’utile au travail aujourd’hui ?
Depuis combien de temps travaillez-vous ? Prenez le nombre d’années, multipliez-le par 252 (jours de travail par an), puis multipliez le résultat par 8 (nombre d’heures d’une journée de travail). Demandez-vous à présent, qu’avez-vous fait d’utile pendant tout ce temps.
Tant de temps passé ! Mais pour faire quoi ? Là est la question. Si vous avez le sentiment que vous avez fait (trop) peu de choses au regard du temps consacré à votre travail, c’est que vous êtes certainement tombés dans l’un ou l’autre des ces pièges dans lesquels la vie d’entreprise vous invite facilement à tomber :
- Faire de la présence pour de la présence
- Faire de la figuration en réunion
- Eviter les balles perdues
- Attendre que telle ou telle chose (nouvelles équipes dirigeantes, nouvel actionnaire, nouveau manager…) passe
- Faire ce qu’on vous demande de faire stricto sensus
- Ecouter toute la journées celles et ceux qui vous expliquent qu’ils sont débordés
- Ecouter les anciens, nostalgiques du passé et enclins à vous en parler longuement
- Croire qu’en faisant très bien quelque chose de peu important, cela le rendra important.
- Imaginer qu’une tâche, sous prétexte qu’elle demande du temps ou qu’elle est compliquée, est forcément importante.
- Travailler pour travailler, en acceptant de faire des choses sans même plus vraiment savoir pourquoi.
- Sombrer dans le micro-management et se noyer dans les détails.
- Accorder une importance excessive aux e-mails et notamment aux réponses à leurs apporter.
- Consacrer trop de temps et d’énergie à des sujets qui, même très bien traités, resteront faiblement productifs.
- Courir après la perfection alors que le mieux est l’ennemi du bien.
- Grossir les problèmes afin de donner de l’importance à son travail.
- Rendre urgent ce qui ne l’est pas pour donner au travail une importance qu’il n’a pas.
- …/…
La liste pourrait s’étendre sur des pages.
Et si vous faisiez ne serait-ce qu’une seule chose utile par jour travaillé ! Cela ferait tout de même 252 choses utiles par an. Et si vous multipliez ce résultat par le nombre de collaborateur de votre entreprise. Combien cela ferait-il ?