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La Fashion Week parisienne se distingue de plus en plus par sa théâtralisation incomparable : Chanel défile dans un Grand Palais transformé en brasserie chic, Rykiel présente ses modèles dans sa formidable boutique au décor éphémère, des acteurs hollywoodiens clôturent le show de Valentino… Les marques de modes ne se contentent plus de défilés classiques mais les enrichissent de surprises, qui deviennent des événements à l’intérieur de événement.

 

 

Le défilé Valentino se déroule à l’envers.

Alors que le défilé se clôt et que le protocole voudrait que les filles reviennent en file indienne au son des applaudissements du public, ce sont Owen Wilson et Ben Stiller qui déboulent habillés en Valentino Homme des pieds à la tête. Les deux comédiens américains – alias Derek et Hansel de Zoolander, comédie hilarante sur le monde de la mode – provoquent l’hystérie de la foule. Les rédactrices dégainent leur smartphone et mitraillent.

 

Sonia Rykiel propose une Miss Saint-Germain

La maison Sonia Rykiel avec Julie de Libran parée en Miss Saint-Germain, jouant la femme fatale dans la boutique historique de Saint-Germain-des-Prés. La renaissance du chic a sonné. Place à une femme intelligente, cultivée, insolente et sexy. Emmitouflée dans des fourrures hautes en couleur (cache-poussière en astrakan, boléros de yéti incarnat ou manteaux sensationnels), dont les bandes horizontales, alternant torsades tricotées et renard psychédélique frôlent la moquette imprimée. La créatrice de la marque a fait sensation.

 

Saint Laurent organise un concert underground

Au Carreau du Temple pour le dernier opus de Saint Laurent, les filles se hâtent sur le podium comme si elles étaient en retard pour un concert sur Sunset Boulevard. Le défilé est intitulé Pretty Boy, d’après la chanson du groupe danois The Felines, qui résonne à plein volume sur une scénographie créée par Jim Shaw : un podium surélevé en direct, pour révéler un immense réseau underground fait de néons clignotants, câbles et autres haut-parleurs. Malgré les applaudissements effrénés de ses jeunes fans, Hedi Slimane ne sort pas saluer pour autant et garde porte close à l’issue du show.

 

 

Faut-il voir, dans cette course folle à la mise en scène, une perte de confiance des marques de mode en leur propre créativité ? Le vêtement ne serait-il plus suffisant pour exprimer le talent des maisons de couture ? A moins que la profession ne se soit lassée de ses propres rituels au point de détourner les yeux de ce qui pourtant l’a fait vivre. L’après crise sanitaire de 2020 a dores et déjà apporté la réponse. Toujours plus grand, toujours plus beau, toujours plus fou, mais en virtuel…

 


Publié dans Forbes