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Les intelligences artificielles peuvent être comparées aux dieux du Panthéon Grecque. Il en ressort une classification fertile qui met en lumière combien l’homme joue avec le feu en créant des algorithmes à son image, qu’il vénère tantôt et auxquels il se soumet parfois, au risque de devoir tôt ou tard les affronter.

 

Tour à tour Zeus, Athéna ou Apollon, les algorithmes qui se cachent derrière les intelligences artificielles sont comme les dieux grecs : ils interviennent dans la vie des hommes, avec plus ou moins de sagesse, de force et de justice. Un peu comme les dieux de la mythologie grecque, on les traiterait volontiers comme des adultes alors qu’ils ne sont que dans leur enfance.

 

Des dieux imparfaits

Les dieux du Panthéon grecque se distinguent du Dieu de la tradition judéo-chrétienne d’au moins cinq façons :

  • Ils sont multiples et incarnent chacun une qualité (Aphrodite et l’amour, Hermès et le commerce, Apollon et la sagesse, Athéna et la prudence guerrière, Zeus et la puissance, etc.) séparément, au lieu d’être réunis à l’intérieur d’un seul dieu.

 

  • Ils ont des défauts, des faiblesses, des limites comparables à celles des hommes. D’ailleurs, ils les jalousent parfois, sont tantôt injustes avec eux, tantôt trop cléments, ils couchent avec eux enfantant par là même des demi-dieux, s’enivrent, etc.

 

  • Ils sont parfaitement dépendant des hommes qu’ils manipulent, utilisent, impressionnent, envient, séduisent… pour atteindre leurs fins, souvent motivées par des passions, toutes humaines (désir de vengeance, quête de pouvoir, rébellion, relation adultérine…).

 

  • Leur propre survie n’est pas acquise et ils doivent lutter sans relâche pour ne pas disparaître de la terre ou du ciel. Zeus, lui-même, le plus puissant des dieux est le descendant et survivant d’une lignée de divinités décimée par les guerres intestines.

 

  • Ils sont machistes, pour ne pas dire phallocrates, et fournissent à notre culture les germes d’une inégalité homme femme qui perdure encore aujourd’hui.

 

Un peu d’ordre

Le digital a lui aussi son panthéon dans lequel, telles des divinités, les intelligences artificielles se disputent la faveur des hommes, le pouvoir, l’ascendance sur les autres intelligences, leurs propres survies…

 

  • Certaines ressemblent au dieu Zeus, en favorisant le pouvoir, en cherchant à dominer leurs concurrents à tous prix et à affirmer leur empire. On aura reconnu Page Rank de Google.

 

  • D’autres, font davantage penser au dieu Apollo, en se concentrant sur les compétences, la capacité des individus à tenir leur rôle, le respect des règles de vie en groupe dans son ensemble. LinkedIn figure sans doute dans cette catégorie.

 

  • D’autres encore, se rapprochent de la déesse Athéna, en se penchant sur les résultats, l’atteinte des objectifs, la réussite individuelle. On pensera à Siri d’Apple, aux wearables ou plus simplement à l’algorithme d’Uber.

 

  • Les derniers ressemblent au dieu Dionysos, par leur tendance à privilégier la réalisation personnelle des individus, la créativité, l’enthousiasme, l’élan personnel, l’audace. Pinterest, Instagram, Facebook, TikTok en sont des archétypes.

 

Ni Dieu, ni maître

Tels Ulysse, nous voici condamnés à voyager et à affronter des épreuves, que les dieux mettront sur notre route, au cours d’une odyssée qui nous conduira dans une région du futur encore inconnue des hommes.

 

Ferons-nous comme Prométhée qui se rebella contre les dieux, en donnant le feu aux hommes et en leur permettant de marcher sur leurs seules deux jambes, contrairement aux autres espèces, leurs permettant ainsi d’inventer des outils et d’intervenir sur le monde terrestre au point d’exercer une domination sur les autres espères, de le façonner et à présent de le détruire. S’il était parmi nous, Prométhée nous aurait-il donné des algorithmes ?

 

Serons-nous punis par Dieu, comme ces peuples qui selon la Bible, parlaient une langue commune et mirent leurs forces en commun pour construite un édifice plus grand que Dieu lui-même, la tour de Babel. Une audace que le divin ne leur pardonna pas en détruisant la tour et en divisant les hommes en leurs attribuant des langues différentes. Dieu verra-t-il dans l’intelligence artificielle qui semble vouloir recouvrir le monde, une nouvelle tour de Babel ?

 

Aurons-nous à accepter de détruite de notre propre main, ce que nous avons enfanté tel le héros Arjuna de la mythologie Indienne, qui dans le Bhagavad-Gita, le joyau de la littérature védique et la clef de voûte du Mahabharata (l’une des deux épopées Indiennes trop facilement comparées à l’Iliade et l’Odyssée), est en proie à un questionnement moral paralysant l’action ? Comment entrer en guerre contre sa propre famille, son propre royaume ? Le personnage de Krishna, qui sut si bien libérer Arjuna de sa torpeur, saura-t-il faire de même avec nous ?

 

Réfugierons-nous, comme les moines de la tradition Zen, dans la méditation et la lecture de Koans afin de revenir à l’essentiel et libérer nos esprits des ornières dans lesquelles la réalité se plait à les laisser s’embourber. Saurons-nous contempler les algorithmes avec ferveur pour mieux nous en libérer ?

 

Régulerons-nous tous le mal que nous fait l’intelligence artificielle avec des Minkondi africains, en allant planter avec violence un clou dans ces statues rituelles publiques, laissées à l’extérieur des villages Congolais, chaque fois qu’une mauvaise pensée nous traverse (envie de vengeance, désir de violence, jalousie…) ? Les smart-cities, que l’intelligence artificielle ambitionne déjà de réguler, leurs réserveront-elles une place ?

 

 

Quel est le talon d’Achille de l’intelligence artificielle, des algorithmes et de ce qui les rend possible ? Peu importe. Il est préférable de comprendre que le véritable talon d’Achille, de l’homme cette fois-ci, n’est pas tant sa faiblesse originelle, mais son penchant naturel pour incessamment tenter de s’en libérer.