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A l’instar des Rêveries d’un promeneur solitaire de Rousseau, Richard Le Menn nous invite à des promenades en forêt, dans son livre Ecologie du sentiment. Une invitation à contempler et à apprendre de la nature car la nature est une corne d’abondance pour qui s’intéresse à elle et l’aborde avec un minimum d’intelligence.

Bonjour Richard Le Menn, pourquoi avoir écrit ce livre… maintenant ?

J’ai attendu d’avoir une expérience sûre du sujet. Cela fait plus de vingt années que je cueille des plantes sauvages afin de prendre soin de mon corps et de mon esprit. Comme on dit : « On n’est jamais mieux servi que par soi-même ! » Et si cela peut apporter aux autres, alors c’est tout gagnant ! Je crois aussi qu’il répond à de nombreux questionnements contemporains.

Une page de votre livre, ou un passage, qui vous représente le mieux ?

Si bien sûr j’y aborde la nature avec mon petit ego, l’appréhende à travers les étroits murs de ma personnalité, je ne parle cependant que d’elle… à ma manière certes. Je la présente telle que je la vois, mais ne m’y représente pas. Je n’ai donc pas de passage qui me représente le mieux. Mais en voici un qui représente une des manières dont je la vois : « On ne mesure pas toujours la magie de certains éléments simples qui nous entourent et nous semblent acquis définitivement, comme le ciel, le soleil, la lune, l’eau, les étoiles, la terre… Nous les croyons de droit, éternels, et ne les goûtons pas toujours à leur juste valeur. Qu’y a-t-il de plus cher pour l’homme ? Ils sont si précieux qu’il est impossible d’y mettre un prix. N’est-ce pas cela la véritable richesse ? Nous sommes parés de joyaux qu’on ne peut porter et qui pourtant nous ornent merveilleusement. Il y a la terre et les étoiles, la lune et le soleil, et tout ce qui surgit est notre vêtement. »… et puis toutes les plantes sauvages dont je parle dans ce livre, les animaux…

Les tendances qui émergent à peine et auxquelles vous croyez le plus ?

Je pense que l’on peut inscrire ce travail dans le mouvement de la décroissance. J’y donne de nombreuses clés pour vivre davantage en autonomie, en étant plus libre et d’une manière moins égoïste que ce que nous propose la société contemporaine principalement marchande et tournée vers l’argent. Cet ouvrage est tellement décroissant qu’il s’adresse avant tout aux habitants de l’Île-de-France, puisque j’y parle de la nature présente dans cette région, jusqu’à l’intérieur de ses villes. Dans ce discours, ce qui est ‘universel’ est la démarche qui consiste à regarder et à apprendre de ce qui est autour de soi, garder les pieds sur la terre que l’on foule.

Si vous deviez donner un seul conseil à un lecteur de cet article, quel serait-il ?

Je ne devrais avoir aucun conseil à donner à qui que ce soit, les choses changeant constamment. Pourtant finalement je viens d’en donner un dans ma réponse précédente : Regardez la nature qui pousse à vos pieds ! Dernièrement une personne m’a fait passer un trait d’humour qui dévoile combien nous nous sommes éloignés des choses naturelles, ‘simples’. Celui-ci serait d’Edgar Morin : « Il y a l’intelligence artificielle, il y a aussi la connerie naturelle ». Personnellement j’aurais dit « la stupidité naturelle » essayant d’employer le moins possible de mots gras. Je ne connais pas l’auteur de cette sentence, ni le contexte, mais selon moi cela résume très bien la manière dont l’être humain envisage la nature à notre époque. Dans l’Ancien Régime on croyait qu’un ou même plusieurs âges d’or avaient existé, dans lesquels les êtres humains vivaient en harmonie avec la nature. Dans mon livre je présente plusieurs gravures du XVIIIe siècle témoignant de cet engouement. Aujourd’hui on ne regarde pas assez autour de soi et même en soi, plongés que nous sommes dans la technologie…

En un mot, quels sont les prochains sujets qui vous passionneront ?

Je vais reprendre l’écriture du troisième livre d’une trilogie sur l’histoire des petits-maîtres… Vous savez ceux que l’on appelait les incroyables et les merveilleuses ! J’ai déjà auto-édité le tome I qui couvre du XIIe siècle à aujourd’hui, et le tome II qui revient sur leur origine depuis l’Antiquité jusqu’au XIe siècle. Dans le troisième je vais aborder une philosophie de la mode basée sur une connaissance, ou plutôt une appréhension des rythmes. Le mouvement étant à la base de toutes vies, il me semble que c’est un sujet important, voire primordial.