Les partenaire sociaux perdent du terrain depuis des décennies. Cécile Mkavavo les conjurent de se réinventer, non pour devenir des conjurés, mais simplement pour s’adapter et se retrouver dans un environnement mutant. Nous lui avons posé une question qui tue : Est-ce que les représentants du personnel du XXI siècle dans les entreprises sont des valeurs ajoutées ou des pions sur l’échiquier du dialogue social ?

 

 

Les représentants du personnel vous savez ceux qui sont élus tous les 4 ans selon les accords négociés, qui sont soit candidats libres ne souhaitant pas s’engager dans une organisation syndicale soit adhérents d’une OS.

 

Ces personnes sont là pour représenter les intérêts collectifs et individuels de leurs collèges.

 

Collège et collègues et salariés et êtres humains tout court…

 

La valeur ajoutée est comme la définition l’indique le plus qui fait la différence.

 

Les entreprises qui n’ont pas d’IRP n’ont pas d’accords d’entreprises négociés par les salariés du terrain ou par les OS expertes en la matière.

 

Les IRP ont pris toute leur importance dans les années 50 nous ne reviendrons pas sur l’histoire des Congés payés, des 35 heures, des avancées sociales qui sont le fruit de l’engagement et de l’ancestralité des négociations qui ont permis de réelles avancées sociales.

 

Aujourd’hui le XXI siècle a démontré que le changement sociétal de nos systèmes de rentabilité, actionnariat, consommation, environnement, responsabilité sociétaire et j’en passe…

Démontre que les représentants des salariés devaient s’adapter à cette mouvance et surtout se retrouvaient dans un environnement mutant.

 

Nouvelles lois, réformes, génération XY, milléniaux, progression de l’environnement informatique, nos IRP sur le terrain sont passés rapidement sur un autre terrain accompagné d’expert de juristes et de plus en plus éloignés pour certains du terrain, des salariés qui les ont élus.

D’un environnement terrain il a fallu leur rajouter des compétences juridiques et les nouvelles réformes de la démocratie sociale au réformes Macron, l’arrivée du CSE bref….

 

La liste est longue…

 

Dans tout cela et bien ces femmes et ces hommes parents, salariés, retraités, de toutes les couches sociales ont dû garder leur motivation…

 

Celle de défendre, soutenir aider…

 

On a vu arriver un mouvement de gilets jaunes…

 

Sans aucune relation avec le syndicalisme.

 

Alors que se passe-t-il ?  Les OS ont elles perdu leur crédibilité ? Le stéréotype des syndicats a t’il pris le dessus sur notre ADN ?

 

Les Drh ont été remplacé par les DAF, la rentabilité éco a été remplacée par la rentabilité financière …et donc oui les IRP doivent se remettre en question et se former pour monter en compétences et jouer un véritable rôle sur l’échiquier du dialogue social

Sommes-nous managés par le système ?

 

Sommes-nous les faire valoir de nos patrons pour maintenir tant bien que faire se peut notre modèle économique et humain en l’état ?

 

Sommes-nous des pions sur l’échiquier du dialogue social ?

 

Oui nous sommes des pions mais aussi des cavaliers qui ne sont pas seuls, nous ne souhaitons pas être des rois des reines dans ces tours de passe passe économiques.

 

Nous sommes des individus avec leurs valeurs, le syndicalisme est avant tout une aventure humaine.

 

Ce qui fait que le dialogue social existe est quand on a vraiment le désir commun de faire avancer les choses pour collectif.

 

Notre société consumériste nous cause souvent du tort, mais avant tout nous avons cœur à maintenir un réel partenariat social.

 

L’entreprise a besoin d’un contre-pouvoir pour avancer et tant que l’on ne changera de système, nous serons toujours les otages d’un système.

 

Où tout le monde y trouve son compte…

 

Merci Cécile

Merci Bertrand

 


Le principe de la Question qui tue et les règles du jeu sont simples :

1 – L’interview est composée d’une seule et unique question.

2 – Celui ou celle qui répond, doit le faire exclusivement par écrit, via e-mail.

3 – L’interviewé a carte blanche et je n’interviens aucunement sur sa réponse.

4 – La réponse doit contenir à minima une dizaine de lignes, mais peut faire plusieurs pages et pourquoi pas, devenir le point de départ d’un prochain livre de l’interviewé.

5 – Toutes les photos, tous les liens hypertextes, toutes les vidéos, sont les bienvenues.

6 – L’interview est publiée sur le blog de Bertrand Jouvenot et sur Linkedin

7 – L’interviewé fera de son mieux pour répondre aux commentaires laissés sur Linkedin et Twitter notamment.