Maintenir le lien, garantir la sécurité, construire une relation de confiance avec le manager, assurer la transparence de l’information sont les grands challenge que les experts MySherpa ont identifiés, en observant les tendances au sein de notre écosystème depuis le premier confinement. Le tout est soigneusement expliqué dans un livre blanc très riche. Nous avons interviewée Sarah Kebaili pour nous en parler.

 

 

Bonjour Sarah Kébaïli, une page, un passage, une section de votre ebook qui vous ressemble le plus ?

 

  1. Transparence de l’informationAu-delà d’être une tendance pour les organisations, la culture du collaboratif apparaît en ces temps de crise comme une nécessité, jusqu’à devenir l’un des piliers de l’entreprise de demain et du « Future of work ».

En effet, d’une part, il favorise le bien-être et est porteur de sens pour le collaborateur qui questionne sans cesse son rapport au travail.
D’autre part, parce qu’il permet de partager les intelligences, il améliore la productivité, génère ainsi de l’innovation, pour répondre à des attentes business toujours plus exigeantes.

La crise a déclenché un fort investissement dans la mise en place d’outils et de plateformes collaboratives permettant les visioconférences et le partage de l’information. Aujourd’hui, le collaborateur plus impliqué dans la prise de décision et l’information est plus transparente. Ainsi, avec la crise la GED a connu de nettes améliorations.

Il faut, ainsi, continuer à équiper les collaborateurs en les guidant dans l’utilisation de ces outils. En cette période de crise, les outils de travail collaboratifs sont indispensables car ils permettent de centraliser tout le patrimoine informationnel.

Alors que l’épidémie de Coronavirus touche le monde entier et qu’une majeure partie de la population a dû adopter massivement le télétravail, la France a dû s’adapter très rapidement à cette situation de crise. Même si de nombreuses entreprises permettaient déjà le télétravail dans certains cas.

L’intelligence collective apporte du sens et de l’adhésion aux problèmes complexes et évolutifs auxquels sont confrontés les organisations.

Depuis le 16 mars 2020 la plupart des entreprises fonctionnent avec des collaborateurs qui ne sont confinés chez eux, ce qui complique la communication et le travail en équipe. En cette période de crise, les outils de travail collaboratifs sont indispensables car ils permettent de centraliser tout le patrimoine informationnel.

Ainsi, en plus de notre façon de travailler, c’est nos schémas de pensée qui se trouvent modifiés : davantage d’engagement et de coopération en résulte.

La collaboration occupe aujourd’hui une place de plus en plus centrale dans les solutions que nous utilisons dans nos différents travails. Elle va nous permettre d’affronter la crise au long court. La collaboration va nous permettre d’obtenir dans tous les cas de meilleurs résultats et une approche profondément humaine. « C’est tout d’abord une aventure humaine. La technologie n’est que le support des échanges entre les acteurs qui participent à la réalisation de l’œuvre commune. La collaboration ne se décrète pas, elle se construit et évolue au fur et à mesure des expériences vécues par chacun. Bien évidemment, elle doit être soutenue et sponsorisée par la hiérarchie. Celle-ci doit mettre en œuvre un contexte favorable pour favoriser l’adhésion au projet. » Pascal Bernardon, expert MySherpa.

 

Pour télécharger gratuitement le livre blanc My Sherpa | Les enseignements pour 2021 en termes de télétravail

 

 

Quel livre ou ebook, autre que le vôtre bien sûr, auriez-vous été fier d’écrire et pourquoi ?

 

 

Le temps est venu de changer de civilisation, d’Edgar Morin

 

« Le temps est venu de changer de civilisation ». Voilà un titre qui au vu des événements mondiaux, nous apparaît légitime et d’autant plus, lorsqu’on voit les effets du réchauffement climatique sur notre planète, les conséquences de la pandémie au niveau social et économique, au vu de la misère et des inégalités.

 

On peut mettre cet ouvrage en parallèle avec la pétition intitulée « Changeons de Voie, changeons de Vie » qu’Edgar Morin avait lancé en septembre 2019, afin de créer ensemble « un humanisme approfondi et régénéré » car « il est nécessaire de ré humaniser et régénérer nos pays, nos continents, notre planète ». Il ajoutait également : « La mondialisation avec ses chances et surtout ses périls a créé une communauté de destin pour tous les humains. Nous devons tous affronter la dégradation écologique, la multiplication des armes de destruction massive, l’hégémonie de la finance sur nos États et nos destins, la montée des fanatismes aveugles ».

 

Au bout de quelques mois, la pétition lancée par Edgar Morin avait été signée par des dizaine de milliers de personnes, c’est là que le paradoxe humain est mis en exergue. C’est au moment où l’on devrait être plus juste, plus solidaire, plus fraternel et que l’on devrait prendre conscience de manière solidaire de notre communauté de destin de tous les humains, que sous les effets des crises et notamment de la pandémie que nous vivons et des angoisses, peurs qu’elle suscite, on se réfugie alors de partout dans des particularismes ethniques, religieux ou nationaux. Ainsi, il est primordial d’une prise de conscience mondiale de tous les individus afin que soient traités et solutionnés au mieux les problèmes à l’échelle de la planète. Nous aspirons tous à un monde plus juste et plus fraternel.

 

Dans son livre, « Le temps est venu de changer de civilisation », on retrouve ces idées : « Le seul antidote à la tentation barbare est l’humanisme régénéré » qu’Edgar Morin propose. La seule solution aux aveuglements que produit la connaissance morcelée, compartimentée, réductrice, manichéenne de notre société et de l’individualisme est dans une connaissance et une pensée complexe. Nous avons besoin à la fois d’une nouvelle civilisation politique et sociale et d’une politique de civilisation.

 

Dans cet ouvrage et dans son œuvre globale, Edgar Morin est en lutte constante contre la civilisation contemporaine, il dissèque ainsi les différentes intégrations de son dépérissement et de son déclin. Il défriche et déchiffre toutes les voies de sa renaissance à travers ses ouvrages. C’est pourquoi, les travaux de recherche d’Edgar Morin et son appel à fonder une politique de civilisation visant à l’avènement d’une conscience globale l’ont rendu célèbre dans le monde entier.

 

 

Quels sites trouve-t-on dans vos favoris ?

 

  • Slack : sur mon portable perso qui est également le pro, afin de rester connecter et joignable en tout temps avec mes collègues et ma superbe mission de m’occuper de l’image de marque de MySherpa et InnoPrag. La déconnexion est quasi inexistante pour moi.
  • Twitter : pour faire ma veille, notamment professionnelle. Twitter est le réseau que je questionne toute la journée. Il répond à ma curiosité et ma mission professionnelle.
  • Harvard Business Review (fr et ang) : car les articles/études et chroniques proposées m’intéressent, m’interrogent. Ce mensuel m’aide à élargir mon périmètre de pensées.
  • LinkedIn : le réseau très addictif. Malgré, que tout le monde soit hyper-expert et qu’il y ait une foule de gens aux dents longues qui écument le Web à la recherche de contacts qu’on espère fructueux, à défaut de profonds. Le succès de LinkedIn repose sur une multiplication du nombre d’abonnés, mais en même temps il faut savoir cultiver la notion de contact privilégié, de sélectivité et de qualité sans laquelle la plupart des gens ne s’inscriraient évidemment pas !
  • Le WordPress du site web MySherpa : pour l’alimenter de contenus autour des thèmes tels que les changements sociétaux, le freelancing, les nouveaux modèles de travail, une société inclusive …

 

 

Merci Sarah

 

Merci Bertrand

 


L’ebook : Les enseignements pour 2021 en termes de télétravail de MySherpa est disponible ici.