Pour son septième livre, Bertrand Jouvenot nous propose pas moins de 500 réflexions sur le digital. À l’occasion de la sortie en librairie de 500 Réflexions Digitales pour briller en société, Bertrand m’a demandé lesquelles de ces réflexions j’ai préférées. Comme il avait eu la gentillesse de m’interviewer au sujet de mon propre livre La Transformation Digitale des entreprises sur son blog, je me suis volontiers prêté à l’exercice en me plongeant dans le tome 1 (de cette série prévue pour être en trois volumes). Sa lecture s’est révélée passionnante.

 

Tout d’abord, j’ai trouvé l’ensemble de ses réflexions intéressantes et à vrai dire, je me suis surprise à m’interroger sur de nombreux sujets que j’avais effleurés, mais qui sont traités par Bertrand Jouvenot de façon simple et pédagogique.

 

Voici donc ma sélection. J’ai retenu 3 sujets qui m’ont amené à réfléchir :

 

1. La face cachée des start-up :

Il est intéressant de comprendre le nouveau business modèle de ces nouvelles entreprises. Pour ma part, dans un contexte de COVID19 et de confinement, je me suis demandé comment une start-up pouvait s’adapter.
Lorsque l’on parle de start-up, on pense horaire de travail flexible, équipe soudée, culture de travail unifiée, possibilités d’apprentissage illimitées, possibilité de faire pousser un produit révolutionnaire à partir d’une idée brute, etc.

Si vous parlez à un fondateur de start-up ou à quelqu’un qui travaille pour une start-up, vous vous rendrez vite compte à quel point sa mentalité est différente de la norme.

Au lieu de travailler dur pour s’enrichir, ils utilisent des outils de croissance pour accélérer le succès de leur entreprise.

Au lieu d’embaucher des personnes sur la base de leur CV, ils embauchent des personnes sur la base de leur potentiel et de leur feeling.
Au lieu de soulever des problèmes, ils sont en quête de solutions pour les résoudre.

Ce que vous voyez, c’est un nouveau type de personnes qui utilisent tous les muscles de leur cerveau pour gagner le marathon. Et c’est une bataille difficile. Car pour faire partie des 10 % des start-up qui réussissent, ils doivent être prompts à se lancer dans des idées brillantes, être bien conscients de tous les aspects d’une entreprise et prendre des décisions risquées (mais sages). Mais un point reste incontournable, ils sont omnibulés, comme Alice aux pays des merveilles, par le temps. Ils courent après ce temps, car s’ils s’arrêtent, ils prennent du retard, de manière significative et cela peut leur être fatal.

Est-ce qu’une start-up peut survivre à cette période de crise où le marché fonctionne au ralenti, ou l’avenir est incertain ? Les investisseurs sont-ils toujours là ? Sont-ils prêts à mise leur argent ou préfère-t-il attendre ?
Cette crise va peut-être remettre les start-up dans une économie plus traditionnelle où il faudra prouver son rendement plus rapidement ?

L’avenir nous le dira.

 

 

2. Le casse-tête économique du big data :

Ce qui me semble intéressant dans cette partie est la monétisation de la Data. C’est le nouveau pari de demain. Vendre des datas que l’on a acquis gratuitement ou encore comment les exploiter pour qu’ils nous ouvrent de nouveaux marchés. Le concept est incroyablement séduisant, mais comment le faire ?

« Nous avons toutes ces données ! Comment pouvons-nous les monétiser ? » est l’une des questions les plus fréquentes posées par les entreprises aujourd’hui. Malheureusement, cette simple question et les diverses initiatives qui en découlent conduisent trop souvent de nombreuses entreprises à commettre de graves et coûteuses erreurs.

La monétisation des données « tourne mal » de nombreuses façons, mais l’erreur la plus importante et la plus fondamentale que commettent les équipes de direction est probablement de traiter la monétisation des données, principalement comme un défi technique, plutôt que comme ce qu’elle est : un problème d’utilisation des actifs.

Les entreprises qui, lorsqu’elles se rendent compte qu’elles sont assises sur un ensemble de données potentiellement (c’est un mot important) précieux, investissent beaucoup de temps et d’argent avant même de l’avoir défini.

Ces quatre questions sont incontournables :

a) Quels sont les revenus potentiels d’une éventuelle monétisation ?
b) Comment générer ces revenus (le modèle commercial) ?
c) Quel est le coût de cette opération ?
d) Quels sont les risques et les complications ?

 

 

3. Méthodes agiles :

Les conseils donnés par Bertrand Jouvenot sont très réalistes, pragmatiques et issus de l’expérience professionnelle et c’est ce que l’on remarque sur le terrain.

En 2011, Philippe Kruchten a écrit : « Le mouvement Agile est d’une certaine manière un peu comme un adolescent ; très gêné, vérifiant constamment son apparence dans un miroir, acceptant peu de critiques. Il ne s’intéresse qu’à être avec ses pairs, à adapter les modes et les jargons, parfois arrogant et prétentieux, mais je ne doute pas qu’il mûrira davantage, qu’il deviendra plus ouvert au monde extérieur, plus réfléchi et donc aussi plus efficace ». J’ai toujours apprécié cette citation, car je trouve qu’elle résume assez bien ce qu’est la méthode Agile.

Ce qui me semble essentiel est le défi du développement de l’Agile dans l’entreprise. Bien que les avantages du développement logiciel Agile soient nombreux, il existe également un certain nombre de défis communs qui empêchent de nombreuses équipes de réussir à étendre les processus agiles au niveau de l’entreprise. Bertrand Jouvenot énumère cela très bien dans son ouvrage.

 

J’ai choisi ces 3 axes, car c’est ceux qui me parlent le plus. C’est l’intérêt de l’ouvrage de Bertrand Jouvenot. C’est un peu comme le menu du restaurant, vous n’êtes pas obligé de prendre toute la carte, il vous suffit de choisir votre menu et de le composé à votre gré, et forcément, cela ne peut que vous plaire.

 

Dr Océane Mignot
Auteure de « La Transformation Digitale des entreprises », Édition Maxima, 2019. Sans oublier le livre de Bertrand :


 

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